SIN CITY

SIN CITY
---- voici l'image de retour lol----

SIN CITY


Réalisateur : Robert Rodriguez

Acteurs : Bruce Willis, Elijah Wood, et d'autres mais je peux pas ouvrir la fenêtre d'allociné lol

Synopsis :


Plusieurs histoires qui se croisent à travers Sin City, la ville des flics véreux, des putes et des assassins.

MON AVIS :

(Je suis prête à affronter les commentaires orageux)
Film qui a été acclamé, adulé, adoré, et s'est créétout un tas de fans divers, soit des amoureux de la BD, soit des amateurs des superbes photographies. Mais voilà. Moi, ce film me gêne. J'y sens une incohérence radicale - parce que je n'arrive pas à aimer ce qque jetrouve pourtant visuellement très beau.
Est-ce la collaboration de Rodriguez, Miller et Tarantino à l'occasion, ou l'un d'entre eux est-il schizophrène ? Car il y a vraiment là du meilleur et du pire. A moins que ce ne soit cet univers hyper-masculin qui heurte ma sensibilité féminine. Car il y a du très bon dans ce film : des dialogues crus et imagés, des images fortes, un système de narration et une construction intéressante, les personnages principaux masculins caractéristiques et marquants et SURTOUT un visuel superbe. Par contre(et là je fais ma fine bouche de mijaurée hystérique et autres qualificatifs exclusivement féminins) ça vire parfois au déluge de testostérone, à la brutalité gratuite, à l'étalage de force pour la force, à l'ode aux hormones mâles. A cause de 1) des personages féminins sans aucune crédibilité psychologique et plus fantasmés qu'autre chose (une "guerrière" ! franchement c'est quoi ce délire wagnérien de Walkyrie ressuscitée en pute ?!) 2) les raisons d'agir des méchants qui n'ont ni queue ni tête (ou en tous cas pas de tête, pour un petit jeu de mots scabreux) d'où 3) un manichéisme facile.
Conclusion : un résultat mitigé ; c'est peut-être un bon film, mais il est loin d'être un chef d'oeuvre universel.

Sur ce, fans de Sin City, ne me censurez pas tout de suite...
# Posté le mercredi 04 octobre 2006 05:31
Modifié le samedi 14 octobre 2006 12:12

Pause numéro le dernier numéro + 1

Eh bien ça fait un moment que je suis pas allée au ciné ah la la parce que, je ne voudrais pas vous vexer, mais 1) je travaille à la fac et 2) pas de DVD chez moi... Résultat mon dernier film en date est Le vent se lève. Et j'ai surtout pas envie de voir le Parfum - pas envie de voir le rôle du cynique et amoral Grenouille, laid, faible, hâve, pervers et oscillant entre l'amour et la haine dans ce roman de l'absurde et de l'horrible, tenu par une sorte de puceau brun et bellâtre aux yeux langoureux !!!

Sondage du jour :

La meilleure adaptation que vous ayez vue ?


Petit message : je crains fort que ce blog n'avance pas avant au moins Noël...
# Posté le mercredi 11 octobre 2006 11:00
Modifié le mardi 14 novembre 2006 03:44

LES INFILTRES

LES INFILTRES
Heaven holds the faithful Departed.

THE DEPARTED
(LES INFILTRES)


Réalisateur : Martin Scorsese

Acteurs : Matt Damon, Leonardo Di Caprio, Jack Nicholson, Vera Farmiqa

Synopsis :

A Boston, une lutte sans merci oppose la police à la pègre irlandaise.
Pour mettre fin au règne du parrain Frank Costello, la police infiltre son gang avec "un bleu" issu des bas quartiers, Billy Costigan.
Tandis que Billy s'efforce de gagner la confiance du malfrat vieillissant, Colin Sullivan entre dans la police au sein de l'Unité des Enquêtes Spéciales, chargée d'éliminer Costello. Mais Colin fonctionne en "sous-marin" et informe Costello des opérations qui se trament contre lui.

MON AVIS :

Mon premier Scorsese (oui, j'ai honte de mon inculture)... Un feu d'artifice ! première impression que me laisse ce film à la sortie du cinéma. J'ai enfin compris ce que signifiait l'expression "orgasme cinématographique" (copyright jerem). Film d'abord brillant, tendu tout du long, essouflant mais loin d'être essouflé, fulgurant, à scotcher sur place ! BO extraordinaire ! Voici la virtuosité du maître Scorsese dans ce remake (dont je n'ai pas vu l'original... Mike ne me tue pas) en tous points magistral.
Deux personnages, Col Sullivan, Bill Costigan : ce ne sont pas des adversaires, mais des reflets dans un miroir : semblables et inversés. Ils ont la même origine, parcours différent, orientation différente, mais même quête ; tous les deux sont obsédés par leur identité. Col Sullivan, le petit génie ambitieux, veut enfouir la sienne, Bill Costigan, le solitaire violent, veut la retrouver. "Tu sais qui je suis!" crie Bill. "Toi seul sais qui je suis ?" s'inquiète Col. Au milieu, la police ; le gangster Costello et sa vision crue et cynique de l'humanité : le fric et la chatte, rien d'autre ; et une femme, Madeleine, la psy maternelle et protectrice. Bill et Col traitent avec la police, avec Costello, trahissent qui pour l'un, qui pour l'autre, et aiment Madeleine tour à tour. Mais surtout les deux héros se croisent et se pourchassent l'un l'autre ; ils ne sont très peu en présence l'un de l'autre, mais le montage les présente presque toujours ensemble : un coup Bill, un coup Col, symétriquement. Chacun est chargé d'enquêter sur l'autre et en même temps chargé d'enquêter sur lui-même (d'où une époustouflante scène de poursuite et de cache-cache d'ailleurs). Deux facettes, en réalité, de l'homme : le flic et le rat, d'une certaine façon le bon et le mauvais, avec ces questions lancinantes : le bon est-il celui qui en a l'air ? est-ce que le bon peut faire le mal et rester bon ? le mauvais peut-il être sympathique et rester mauvais ? Le bon n'est-il pas double comme le mauvais ?
Mais le flic refuse son étiquette de flic. Quand Colin dit à Bill : "Mais oui, on saura que tu es un flic", il lui répond : "Non, je veux retrouver mon identité". Face à Colin, le rat du Capitole, Bill, lui est William Costigan Jr. Malgré les apparences, c'est Bill qui a gagné la partie.
# Posté le vendredi 01 décembre 2006 09:57
Modifié le samedi 07 juillet 2007 02:49

THE FOUNTAIN

THE FOUNTAIN
Bon j'avoue, j'ai été tire-au-flac, je vous ai laissés baver d'impatience pour cette critique... Mais euh j'avais plein de trucs à écrire ! pitiéééééé ! comment pas de pitié ? le retard est un péché mortel ? noooooooooon !!


La mort est la voie de l'éblouissement.

THE FOUNTAIN


Réalisateur : Darren Aronofsky

Acteurs : Hugh Jackman, Rachel Weisz, Ellen Burstyn

Synopsis :

XVIè siècle
: Un chevalier en quête de l'arbre mythique qui sauvera sa reine des griffes de l'Inquisition...
XXiè siècle : Un scientifique qui cherche comment sauver sa femme atteinte d'un cancer incurable...
XXVIè siè
cle : Un astronaute dans une bulle veut amener un arbre presque mort au coeur de l'espace...
Tous
trois à la recherche de la source, de l'Arbre de Vie, du secret pour sauver de toute éternité l'homme de la mort.

MON AVIS :

T
he Fountain : "la Source", source de vie, fontaine de Jouvence, arbre de Vie ou étoile Shibalba, le film puise à un mythe universel et inépuisable. Trois histoires croisées et subtilement liées, déjà parce qu'elles présentent les mêmes acteurs, ensuite parce que la femme mourante du XXiè siècle écrit l'histoire du XVIè siècle et que peut-être l'homme du XXVIè siècle est le même que celui du XXIè (mais là c'est de la pure spéculation... vous suivez toujours ?) et les clins d'oeil entre les trois histoires se multiplient discrètement (bougies dans le palais de la reine <=> étoiles autout de la bulle de l'astronaute etc.) Histoires inégales cependant : franchement l'intrigue de celle du XVIè siècle est très peu crédible, c'est plus le visuel et le jeu des acteurs qui la portent que le scénario.
Ce film joue sur plusieurs tableaux : l'action et l'exotisme, l'émotion, la portée morale et philosophique... et réussit à les mêler originalement. Techniquement, surtout, le film est une réussite : effets spéciaux psychédéliques et époustouflants, montage bien mené, bon jeu d'acteurs, bonne mise en scène. Mais alors ces effets spéciaux ! Incroyable ! (désolée, je me répète) Même le générique de fin est un spectacle. Je dirais que c'est l'effet spécial haussé au rang d'art à part entière !
E
t enfin, la leçon poignante du film : la mort est une partie de la vie, la mort est la façon même de vivre encore après la mort, et cela surtout lie les trois histoires d'un bout à l'autre. En mourant l'arbre fleurit, l'étoile répand sa lumière en supernova, le corps humain spanouit en petites fleurs blanches éternelles (avec la mort la plus originale de l'histoire du cinéma, vous allez voir). Ce n'est pas un refus de la vie ni un mépris du corps que prône ce film, mais Darren Aronofsky veut voir la mort comme l'aboutissement de l'existence sur terre, en-dehors de toute portée religieuse. Inutile d'aller chercher la Source de Jouvence à l'autre bout du monde : l'arbre de vie n'est-il pas celui qui pousse au-dessus du tombeau ?
# Posté le lundi 01 janvier 2007 06:07
Modifié le mardi 03 juillet 2007 11:27

Ave et vale

Ben décidément je n'ai plus le temps de mettre ce blog à jour.
Alors je fais mes adieux, je tire ma révérence, et décrète ce blog fermé jusqu'à nouvel ordre.
Merci à toute la blogosphère ciné, à the Acid Queen pour son accueil, à Chris pour nos joutes oratoires et nos avis radicalement différents, à Quentin, Jérèm etc.
Vous pouvez toujours trouver l'adresse de leurs blogs en première page, et puis lire et relire les articles de ce blog que je ne supprimerai pas.

Merci à tous et à la prochaine ailleurs...

Ne désertez pas les salles, revoyez sans cesse vos DVD, goûtez avec plaisir et esprit critique les joies du cinéma !

On peut encore me retrouver , et
# Posté le lundi 12 février 2007 03:14
Modifié le dimanche 22 avril 2007 05:08