Reservoir Dogs

Reservoir Dogs
Sur ce, revenons aux bons films.

"- Tu as tué du monde ?
-Des flics.
- Pas de vraies personnes ?"

RESERVOIR DOGS

Réalisateur : Quentin Tarantino




Acteurs : Harvey Keitel (Mr. White)
Tim Roth (Mr. Orange)
Michael Madsen (Mr. Blonde)
Chris Penn (Nice Guy Eddie Cabot)
Steve Buscemi (Mr. Pink)
Lawrence Tierney (Joe Cabot)
Quentin Tarantino (Mr. Brown)
Edward Bunker (Mr. Blue)

Synopsis : Six bandits tout de noir vêtus, engagés par Joe Cabot, doivent faire un casse ensemble. Mais au jour J, la police arrive sur les lieux du crime, un peu trop vite, un peu trop tôt. Mr Pink le clame haut et fort: l'un des six est un mouchard. Lequel ?

MON AVIS :

Quand j'ai commencé à regarder ce film, il devait être deux heures du mat et je m'assoupissais doucement dans l'appartement surchauffé... Fin du film... Je suis tout à fait réveillée !! L'un des films les plus frappants que j'ai vus, l'un des plus durs aussi. (Entre parenthèses je reconnais la finesse de Tarantino qui n'arrête pas de répéter que le casse a été un vrai bain de sang sans nous en montrer outre mesure...) L'image de ces six hommes en noir, qui se déchirent à coup de mots autant qu'à coups de feu, m'a secouée. Entre Joe, Eddy, le sadique Mr Blonde, le très humain Mr White, le lâche Mr Pink et Mr Orange qui perd tout son sang, les phrases fusent, les mots cinglent, ce n'est qu'à la fin qu'on sort son flingue et que tout s'explique en trois ou quatre coups de feu... Histoire de sang, d'amitié et de trahison. Et de musique, la musique des 70's, omniprésente, complice du crime et de la violence.
# Posté le vendredi 23 décembre 2005 04:57
Modifié le vendredi 23 décembre 2005 05:27

Petite pause

Je vais adopter le concept de méro pour mon blog ciné : 4 critiques, une pause ; mais moi je ne montrerai pas de beaux gosses en tenues légères (c'est lassant à la longue). Je préfère lancer un petit sondage, un grand classique :
=>>>>>>>>>Votre Top 3 des films ???

(oui Chris, on sait, Elephant Man, Eraserhead et Mulholland Drive lol... non je délire)

A votre tour !!!!

Cinefan : A vue de nez je dirais Pulp Fiction, Orange mecanique et Le parrain
Coco : Avec ma toute petite culture, je dirais "la leçon de piano", "le fabuleux destin d'Amélie Poulain" et euh... tous les Burton!!!
SaRa cinemaaa03.sky :
edward aux mains d'argent
le seigneur des anneaux
kill bill

cerise :
1)million dollar baby
2)big fish
3)l'auberge espagnole

Benoît : LE seigneur des anneaux, le cuirasse potemkine et le bon la brute et le truand ms c les trois premiers ki me sont venus a lesprit lol
Al : Grrr je déteste ce genre de questions... Mdr ! Donc en premier lieu... Mulholland Drive je pense... Puis ensuite The Hours... Et enfin... Euh... Marie-Antoinette/Match Point/Kill Bill/Pas sur la bouche et tant d'autres !!!!!
# Posté le vendredi 23 décembre 2005 08:02
Modifié le vendredi 21 juillet 2006 11:50

Les Sept Samouraï (Shichinin no Samurai)

Les Sept Samouraï (Shichinin no Samurai)
"Les fermiers sont puants ! rusés ! pleurnichards ! avares ! stupides ! Mais qui en a fait des brutes ? C'es vous les samouraïs !"


LES SEPT SAMOURAÏS


Réalisateur : Akira Kurosawa

Acteurs : Toshiro Mifune, Takashi Shimura, Seiji Miyaguchi

Synopsis :

Dans un Japon féodal où les fermiers sont tout en bas de l'échelle sociale, un village est au bord de la famine à cause des pillages des bandits des collines qui ne leur laissent plus de quoi se nourrir. La situation est critique, mais l'Ancien du village trouve une solution : pour lutter contre les bandits, le village engagera des samouraïs...

MON AVIS :

Magnifique ! La misère, la peur, la honte, la pitié, le courage, l'amitié, l'amour, la générosité... Malgré une hiérarchie sociale écrasante, tous les sentiments humains sont là, vrais, profonds, exaltés par la caméra, par une photographie impeccable, par une musique discrète mais évocatrice, par le jeu crédible des acteurs, du loufoque Kikuchiyo (mon préféré) à l'imposant Kambei. Le maître, l'ami, le frère d'armes, le franc, l'escrimeur, le disciple et le féroce à la rescousse, quasiment pour le plaisir, de villageois terrifiés n'ont pas fini de nous émerveiller. Les extravagances sombres de Kikuchiyo, en particulier, m'ont totalement séduite ! Les Sept Samouraïs de Kurosawa, un film japonais ? Non. C'est un film universel.
# Posté le vendredi 23 décembre 2005 08:04

Charlie et la Chocolaterie

Charlie et la Chocolaterie
"De nos jours, les enfants... ne restent plus des enfants très longtemps."


Charlie et la Chocolaterie

Réalisateur : Tim Burton

Acteurs : Johnny Depp, Freddie Highmore

Synopsis : Charlie est un enfant issu d'une famille pauvre. Travaillant pour subvenir aux besoins des siens, il doit économiser chaque penny, et ne peut s'offrir les friandises dont raffolent les enfants de son âge. Pour obtenir son comptant de sucreries, il participe à un concours organisé par l'inquiétant Willy Wonka, le propriétaire de la fabrique de chocolat de la ville. Celui qui découvrira l'un des cinq tickets d'or que Wonka a caché dans les barres de chocolat de sa fabrication gagnera une vie de sucreries.

MON AVIS :

Amateurs de Tim Burton, filez au ciné ! Voici un nouveau délire sorti tout droit du cerveau de ce démiurge baroque. Ce film est un film pour enfants, pour adultes, pour filles, pour garçons, pour rêveurs avant tout. Ce film montre la démesure d'un homme, Willy Wonka, extravagant, inquiétant, égocentrique et maniéré, qui a plus de respect pour ses bonbons que pour la vie des enfants qui l'entourent, emmuré dans sa forteresse et haïssant la vie de famille, suite à une enfance difficile... Et le décor est tout aussi démesuré. Willy Wonka vit dans un monde hors-temps, hors-espace, qui n'a ni dimensions fixes ni "utilité" réelle. C'est le monde d'un grand enfant, créateur génial et presque misanthrope. Avec le concours qu'il organise, il veut trouver un autre enfant, quelqu'un d'aussi naïf et grandiose que lui. Mais, pas de chance, sur les 5 lauréats il y a 4 caricatures... La gloutonnerie stupide d'Augustus Gloup, l'égoïsme et le sans gêne de la fille de riches anglais, la prétention sans limites de l'Américaine mâcheuse, Matt TV qui mêle avec froideur le prosaîsme et l'orgueil... Ces enfants ne sont pas tant des personnes que des défauts vivants ! Tour à tour, au fur et à mesure des pièces visitées, ils disparaissent. Et Willy Wonka n'en semble pas plus ému que ça... (dans notre société où l'enfant est presque sacré, quelle audace !)
Avis tout de même aux amateurs de réalisme : ici c'est un rêve. Vous êtes hors-temps, hors-réalité. La preuve : la maison tordue de Charlie avoisine les rues super modernes, tout en angles droits, de Londres...
Un moment que j'ai adoré : la référence à Kubrick et à L'Odyssée de l'espace. Réponse de Burton à l'énigme du film : eh oui, la stèle noire qui suit l'homme depuis la Préhistoire jusqu'à la conquête de l'espace, c'est... une tablette de chocolat !

Bandes-annonces
# Posté le vendredi 23 décembre 2005 08:38

Big Fish

Big Fish
"A Ashton tu étais comme un gros poisson dans une mare trop petite... Mais ici, c'est l'océan !"


BIG FISH

Réalisateur : Tim Burton

Acteurs : Ewan Mc Gregor, Albert Finney, Willy Crudup

Synopsis :

L'histoire à la fois drôle et poignante d'Edward Bloom, un père débordant d'imagination, et de son fils William. Ce dernier retourne au domicile familial après l'avoir quitté longtemps auparavant, pour être au chevet de son père, atteint d'un cancer. Il souhaite mieux le connaître et découvrir ses secrets avant qu'il ne soit trop tard. L'aventure débutera lorsque William tentera de discerner le vrai du faux dans les propos de son père mourant...

MON AVIS :

Ayant vu ce film juste après Charlie et la Chocolaterie, je n'ai pu m'empêcher de faire la comparaison (en dépit de l'ordre chronologique de sortie des films, ah là là !). Quand Charlie vous en met plein la vue et projette des milliers de couleurs, de la musique parodique, des personnages atypiques et burlesques à tout va, Big Fish est un film doux, qui amène son univers comme si c'était une évidence, sans brusquer. Et au fond, on le connaît, cet univers. C'est celui des contes de fées, des légendes médiévales (comme la ville cachée de Spectre, un refuge comme l'est l'île d'Avalon dans le cycle arthurien... dsl pour cette comparaison qui fait un peu intello, je ne me refais pas !). Et ce monde mythique se mêle doucement au réel sombre du père sur le point de mourir. L'Amérique crédible sinon réelle (je dis ça parce que la maison blanche avec une piscine, ça fait un peu American dream tout de même), face au conte... Une jolie histoire,tout en teintes automnales, moins éblouissante que Charlie, mais émouvante et poétique.
Au fond, ce film ne nie pas la féérie (ça nous change de l'habituel film scientiste, genre qui me tape sur les nerfs...). Comme les deux vietnamiennes, la réalité et le monde imaginaire sont jumeaux ; c'est uniquement par la parole du père qu'ils deviennent siamois...

Bande annonce
Site officiel
# Posté le samedi 24 décembre 2005 08:09