Certains l'aiment chaud (Some like it hot)

Certains l'aiment chaud (Some like it hot)
"- Mais enfin vous ne pouvez pas m'épouser ! Je suis un homme !
- Personne n'est parfait !"

CERTAINS L'AIMENT CHAUD


Réalisateur : Billy Wilder

Acteurs : Marilyn Monroe, Tony Curtis, Jack Lemmon

Synopsis :
Pour échapper aux gangsters qui les pourchassent, deux musiciens se cachent dans un ensemble instrumental de femmes, et déguisés en femmes...

MON AVIS :

Quand on dit aujourd'hui "film américain", on pense tout de suite à une grosse production d'Hollywood pleine d'effets spéciaux, avec une photographie impeccable quoique un peu conventionnelle, mais avec un scénario tape-à-l'oeil, des dialogues bourrés de valeurs taditionnellkes et de bons sentiments, et une BO composée uniquement de violons (et vous savez comme je déteste les violons). Il fut un temps où ce n'était pas le cas . Il fut même un temps où des studios américains sortaient des films drôles, légers, émouvants et un peu fous. C'est le cas de Certains l'aiment chaud.
Nous avons ici deux héros charismatiques, un beau gosse souriant et un faire valoir drôle et bêta, plus une jeune femme très jolie, puérile et envoûtante, la charmante Marilyn Monroe sous le doux nom de Sugar (Alouette en VF).
(En plus le beau gosse est un grand brun : il a tout pour me plaire... Je sais, l'argument n'est pas pertinent, je referme la parenthèse.)
Et nos héros, de braves musiciens romantiques mais pas trop, sont dans une situation des plus stupides et accumulent gag sur gag avec toujours la même classe !
Le scénario est enlevé, les gags et les répliques hilarants sans en faire des tonnes, les acteurs sont crédibles à souhait, la peinture des gangsters est une parodie astucieuse et légère, Marilyn est troublante de fragilité, bref c'est une vraie comédie. C'est à dire qu'on rigole, mais pas d'un rire gras.
Après, le film joue un peu du mythe de la femme-enfant, mais la pourtant incorrigible féministe que je suis se taira pour raisons d'humour. (Et l'humour a ses raisons que la raison ne connaît point.) Quelques incohérences ? C'est pas grave. On rit toujours.
# Posté le samedi 07 janvier 2006 05:12
Modifié le lundi 02 juillet 2007 17:16

The Third pause (comment on dit pause en anglais ?)

Voilà la troisième pause de ce blog... Et j'en profite pour vous remercier tous, car ce sky fait à peine 3 pages et déjà j'ai reçu 42 visites pour le seuls mois de janvier... Ca fait plus de 14 visites par page... MERCI A TOUS !!!!!

Alors encore un petit sondage pour cette pause...
Votre meilleur souvenir lié au ciné ?
Racontez n'importe quoi, lâchez vous !

Benoît : Euh le pire film ke j ai vu en 2005 Vaillant ms heureusement (je vais passer pour un pochard ms bon) on etait entre pote (demande a bastien alias cinemaniaque.canalblog, il etait la) et on avait bu un verre ca ns a valu un seance cine memorable puisque je jouais a la guerre comme Vaillant :D C bien simple on a plus rit grace a moi ke du film :D mdr Enfin c arrive k une seule fois ca je suis pas un alcoolo c jure :D

Michael : Mon meilleur souvenir? c'est simple, "Eyes Wide Shut"...Je suis tombé amoureux de ce film, je ne décroche pas, il faut que je le vois toute les deux semaines au moins. Même si c'est juste quelques scènes, il me le faut pour vivre...

Cinefan : Pas facile comme question
Je dirais Kill Bill parce que c'est là que j'ai eu mon premier orgasme cinématographique.

Evilash67 : Meilleur souvenir? je dirait en regardant Old Boy. C'est un de ces films qui vous glace le sang et vous empêche de lever les yeux de l'écran.
# Posté le lundi 09 janvier 2006 11:19
Modifié le mercredi 01 février 2006 13:00

Douches Froides

Douches Froides
Ouuuuh mais ça manque terriblement de films français tout ça ! J'y remédie aussitôt en vous présentant ce petit film...

DOUCHES FROIDES

Réalisateur : Anthony Cordier

Acteurs : Salomé Stévenin, Johan Libéreau

Synopsis : Michael est lycéen en terminale. Sa famille n'est pas très riche, mais à part l'argent, rien ne lui manque : une petite copine très jolie, des succès scolaires, une passion : le judo, des amis... Mais voilà : deux mois avant une compétition de haut niveau, Michael se dispute avec un judoka de son club et lui casse l'épaule. Michael, qui est le pro du niveau moins de 73 kilos, s'engage auprès du club à remplacer son camarade dans la catégorie moins de 66 kilos. Et, sur fond de bac, de permis, d'économies, d'amour assez hot, il entame un régime draconien... une vraie douche froide pour tous ses rêves.

MON AVIS...

Histoire pas fort joyeuse, c'est certain, mais révélatrice. Douches froides est l'histoire d'une désillusion. Un adolescent se heurte à ses propres limites, physiques d'abord, puis affectives et morales... Une chronique réaliste où le thème de l'eau revient sans cesse : l'eau froide d'un côté, de la douche froide pour économiser l'électricité, l'eau de la piscine où on fait des longueurs pour maigrir, l'eau du lac autour duquel on court, l'eau qu'il ne faut plus boire, l'eau qu'il faut vomir... et l'eau chaude de l'autre, dans le bain où on fait l'amour, l'eau chaude qui rappelle un passé joyeux, la bataille d'eau où on s'amuse. Michael rate tout mais tout réussit aux autres. Au final, un film troublant, mais duquel on se sent très proche, avec un message final simple et vrai.

Bandes annonces et extraits
# Posté le vendredi 13 janvier 2006 04:47
Modifié le vendredi 13 janvier 2006 10:10

Le cinquième élément... ou ce que moi j'en pense

Le cinquième élément... ou ce que moi j'en pense
Aïe aïe aïe il va y avoir des protestations... Au moins j'aurais été sincère...

Le Cinquième Elément

Réalisateur : Luc Besson

Acteurs : Bruce Willis, Mila Jovovich

Synopsis :
Au XXIII siècle, dans un univers étrange et coloré, ou tout espoir de survie est impossible sans la découverte du cinquieme élément, un héros affronte le mal pour sauver l'humanité.

MON AVIS :

Je vais attirer sur moi les foudres de Christel et provoquer sans doute un débat de 1382 commentaires, mais il faut que je le dise, en toute sincérité : je n'aime pas Le cinquième élément. Eh non.
En fait, quand Lucie, ma voisine et l'amie de ma soeur, est venue à la maison pour une soirée fajitas + vidéo, et que j'ai vu parmi le tas de VHS Le cinquième élément, je me suis dit : "Chic ! je vais enfin voir ce film dont tout le monde dit tant de bien !" Mais, dès la première image, je fronce les sourcils : "Tiens, me dis-je en mon for intérieur, l'image n'a pas la qualité que j'attendais." Déjà, ce scénario m'intrigue : pourquoi cette espèce de moine veut faire boire un truc pas net à ce brave archéologue ? C'est quoi ce jeu de scène stupide du niveau d'Eric et Ramzy ? Et ces espèces de crabes métalliques devant lesquels le moine finalement gentil s'aplatit ? Et surtout, pourquoi je m'ennuie autant devant ces images que j'ai l'impression d'avoir déjà vues avant et ailleurs ? Bref, pendant une bonne partie du film, je reste perplexe, à me demander ce que ce film a de bien.
Soudain, ma mère passe par là, et dit en apercevant l'écran : "Tiens, mais c'est une parodie !" Et là, les écailles me tombent des yeux. C'est une parodie. C'est pour ça que Bruce Willis joue son rôle habituel, que les décors, le scénario, même le nom des personnages (le méchant = Zorg) n'ont aucune espèce d'originalité, que le meilleur du dialogue est composé à 90 % de blagues à la con (l'animateur radio est proprement ridicule), et que ça nous rebat les oreilles de l'amûûûr. Ah ! l'amûûûr et la gueEEerre ! Bons sentiments naïfs, réservés à de beaux jeunes héros (parce que si Leeloo avait des cheveux gras, un gros nez et des binocles, laissez tomber l'amûûûr !), et surtout exposés ici sans aucune originalité. Le seul génie de Besson est d'avoir fait passer cette platitude sentimentale pour de la poésie. Laissez-moi rire.
Ce film n'est potable à mes yeux que si on le voit comme une parodie, et une dans le plus pur style du genre : lourde et vide de sens. Reste une question : cette parodie est-elle volontaire ou non ?
# Posté le vendredi 13 janvier 2006 04:48
Modifié le dimanche 15 janvier 2006 04:56

Les TonTons Flingueurs

Les TonTons Flingueurs
"Non mais t'as déjà vu ça ? en pleine paix, y chante et pis crac, un bourre-pif, mais il est complètement fou ce mec ! Mais moi les dingues j'les soigne, j'm'en vais lui faire une ordonnance, et une sévère, j'vais lui montrer qui c'est Raoul. Aux 4 coins d'Paris qu'on va l'retrouver éparpillé par petits bouts façon puzzle... Moi quand on m'en fait trop j'correctionne plus, j'dynamite... j'disperse... et j'ventile... "

LES TONTONS FLINGUEURS


Réalisateur : Georges Lautner

Acteurs : Lino Ventura, Bernard Blier, Francis Blanche, Claude Rich...

Synopsis :
La vie de Fernand Naudin, ex-truand devenu depuis petit propriétaire d'une usine de tracteurs, est bouleversée quand son ami d'enfance, un gangster notoire, l'appelle à son chevet...

MON AVIS :

AAAAAH je me roule par terre de rire ! quels dialogues mes enfants mais QUELS DIALOGUES !!! Nos monstres sacrés du ciné qui parlent avec une gouaille et un bon argot si français ! Raaah ça fait du bien, après 56 films hollywoodiens qui nous rebattent les oreilles du devoir, de la famille, et de l'amour, pfff. Par contre, témoigne ma grand-mère, à sa sortie ce film n'a pas eu autant de succès qu'il en a maintenant. Car, à l'époque, la parodie n'était pas à son honneur, et surtout car nous, nous avons perdu l'habitude d'entendre de si bons textes, de voir de si bons acteurs, de rire autant à des gags si simples et je dirais si évidents. Le scénario et les dialogues s'imposent au spectateur d'une façon toute naturelle, pourtant tout est plein soit d'une sorte de cynisme insolent dans sa délicatesse, soit d'une élévation de l'argot au rang de texte littéraire. C'est vraiment extrêmement bien fait, et nous rigolons bien à ce brave humour de potaches bon enfant. Bravo Lautner et bravo Audiard !
# Posté le vendredi 13 janvier 2006 04:48
Modifié le lundi 02 juillet 2007 17:16