Tour d'Europe des films typiquement... 2) anglais : Monty Python and the Holy Grail (Sacré Graal)

Tour d'Europe des films typiquement... 2) anglais : Monty Python and the Holy Grail (Sacré Graal)
- Où avez-vous pris ces noix de coco ?
- On les a trouvées par terre.
- En Murcie ! Des noix de coco ! un fruit tropical !
- C'est peut être une hirondelle qui les as apportées.
- Une hirondelle ! Comment un oiseau d'une demi-livre peut-il porter une noix de coco de deux livres ? Ou alors en s'y mettant à deux... Avec une petite brindille...

MonTy PyTHon aNd The HoLy GraiL


Réalisateurs : Terry Gilliam et Terry Jones

Acteurs : Graham Chapman, Terry Gilliam, Eric Idle, John Cleese & Terry Jones

Synopsis :
Oyez Oyez beaux sires et gentes dames, le merveilleux roman de la Quête du Saint Graal ! Le noble roi Arthur, de Bretagne et de Camelot, son fidèle compagnon Bedevere, expert en justice et en sorcières, Lancelot et son style si... personnel, le brave brave brave Robin des Bois, Galahad qui n'a pas peur même faceà 500 pucelles qui passent leur journée entre leur bain et leurs sous-vêtements affriolants, et le bien nommé Seigneur Absent-De-Ce-Film, s'en vont affronter le vieillard de la scène 24, les chevaliers du Ni, Tim l'enchanteur et le terrible monstre tueur de la caverne de Caerbannog !!

MON AVIS :

Comment faire un long métrage absolument culte avec un des budgets les plus modestes du cinéma professionnel ? Exemple parfait pour tous les petits débrouillards, Monty Python and The Holy Grail (traduit en français par Sacré Graal) : 200000 livres sterling et une renommée mondiale. Il faut le génie déjanté des Anglais pour y parvenir. Recette : une quintette de givrés aux commandes, une suite de sketches et parodies moyenâgeuses, des dialogues pleins de nonsense hilarant, des acteurs qui empilent les rôles (mention spéciale à John Cleese qui joue 5 fois en tout, dont un rôle de femme), un seul château pour décor, des figurants bénévoles, une seule prise parfois pour les scènes coûteuses (celle du lapin de bois par exemple)... et des noix de coco.
Donc économie de chevaux ! Sans rire, ces noix de coco dont le bruit suggèrent le trot des chevaux nous font rentrer dans un surréalisme total. Avec un brave pied de nez à un genre parfaitement anglo-saxon, les films de chevalerie, avec leur musique pompeuse, leurs scènes de bataille à grands fracas d'épées, leurs images de cavaliers dans la brume... genre qu'Hollywood affectionne, comme pour les peplums. La parodie est à se tordre de rire, et guidée par ce maître mot : nonsense. Le nonsense c'est quoi ? C'est cette capacité à enfiler des dialogues et des situations surréalistes avec le plus grand sérieux du monde. Allez, un exemple pour délirer :

- Qu'est-ce qu'on fait avec une sorcière ?
- On la brûle ! Ouaiiis ! Au bûcher !!
- Et à part une sorcière, qu'est-ce qui brûle ?
- D'autres sorcières !!!
- Et à part cela ?
- ..............
- ..............
- Du bois ?
- Parfait !
- Donc... cela veut dire... que les sorcières... sont faites en bois ?...
- Excellent !


Etc etc... Ce qui est incroyable avec ça c'est la concentration absolue des acteurs. Tant mieux, y'avait pas de pellicule à gâcher.
# Posté le samedi 15 avril 2006 12:40
Modifié le mardi 03 juillet 2007 15:10

Pause 7 (si je me trompe, précisez-le moi)

Je sais, je sais, les derniers articles ont été longs à venir... (PITIE NON NE ME TUEZ PAS SUR PLACE JE NE LE FERAI PLUUUUUS !!!!!) J'en prévois un sur Enfermés Dehors et probablement sur Lili Marleen de Fassbinder. Patience cinefan tu l'auras ton Dupontel !
Aussi, pour ma grande série "Tour d'Europe des films typiquement...", j'implore votre aide s'il vous plaît ! Je cherche un film typiquement portugais, typiquement tchèque, typiquement suisse, typiquement néérlandais (même typiquement belge j'hésite... y'a que l'Allemagne pour laquelle je sais lequel je vais prendre) etc...
De l'aide amis cinéphiles !!!
# Posté le vendredi 28 avril 2006 10:25

Les films encore à l'affiche que je vous conseille d'aller voir SUR LE CHAMP !!! 5) Enfermés dehors

Les films encore à l'affiche que je vous conseille d'aller voir SUR LE CHAMP !!! 5) Enfermés dehors
- J'aime bien les paumés...
- Ah ben avec moi vous êtes servie...


ENFERMES DEHORS

Réalisateur : Albert Dupontel

Acteurs : Albert Dupontel, Claude Perron, Nicolas Marie...

Synopsis :
Un SDF trouve un uniforme de flic et le met pour manger dans les cantines de police...

MON AVIS :

Aaaaah mais comment je peux faire une critique sérieuse sur un film aussi dingue ? Car quel film de fou ! Albert Dupontel court, fonce dans tous les sens, se heurte un peu partout, un réverbère ? pan ! il faut qu'il rentre dedans ! pour le fou rire des spectateurs. Cet homme-orchestre qui a écrit, réalisé et joué ce film, enchaîne dialogues hilarants et cyniques, regards émouvants et séquences de chutes et de cascades où le caméraman n'a pas dû chômer... Zooms dans tous les sens, travellings un peu partout, le chef op' a dû sniffer lui aussi un peu de colle ! Pour donner une idée de ce film à qui ne l'a pas vu, c'est comme Chaplin, les Monty Python, Keaton et Tex Avery en vrai et en couleur, avec en plus tous les effets cinématographiques de notre époque moderne... Un brave délire qui s'assume totalement, avec une BO hard rock comme je l'aime (merci merci merci Dupontel), avec en toile de fond une critique sociale acerbe. Car on parle quand même ici des parias de la société, des laissés-pour-compte de la démocratie. Et pour une fois on en parle sans se laisser aller au catastrophisme, et en suscitant chez le spectateur ces deux sentiments qui font d'un délire de cinéaste une comédie dans les plus nobles règles de l'art : le rire, et la compassion.


Bandes-annonces et vidéos
Site officiel
# Posté le vendredi 28 avril 2006 11:08
Modifié le samedi 29 avril 2006 09:03

Une authentique merde française : Trois Zéros

Une authentique merde française : Trois Zéros
Eh oui, les merdes cinématographiques, ce n'est hélas pas une spécialité hollywooodienne. La preuve par neuf avec une pseudo-comédie minable comme les écrans français en ont vu, en voient et en verront beaucoup... Hélas...

Trois Zéros


Réalisateur : Fabien Onteniente

Acteurs : Lorant Deutsch, toujours là où il faut gâcher son talent, Samuel Le Bihan et Gérard Lanvin, qui auraient pu jouer tant de choses plus intelligentes, Isabelle Nanty (les producteurs ont allongé un nombre de zéros impressionant sur le chèque)

Synopsis :
A Fleury-Mérogis, un match de foot a lieu dans la cour de prison. Tibor Kovacs, un jeune Hongrois, fait des prodiges avec le ballon. Véritable virtuose du football, il rêve de jouer en équipe de France. Pour Manu, son compagnon de cellule, Tibor est un cadeau du ciel.
A la veille de leur sortie de prison, les deux compères décident d'unir leurs destins : Tibor deviendra le plus grand joueur du monde, et Manu son agent. Ce dernier se rend alors à Copacabana pour convaincre "Monsieur" Alain Colonna, une ancienne légende du football international en retraite anticipée au Brésil, de reprendre du service.

MON AVIS (ravageur) :

Aujourd'hui, en ces temps bienheureux où les comédies françaises sont plutôt réussies et où les réalisateurs et scénaristes et acteurs ont décidé que seul le talent pouvait attirer les gens dans les salles (voir Enfermés Dehors, OSS 117...) nous avons presque oublié une ère maudite où les comédies françaises étaient NAC. NAC, c'est à dire Nulles A Chier. Et je pèse mes mots.
Idée commerciale de base : surfer avec la vague de l'arrivée de la coupe du monde de foot 2002, avec la France tenante du titre donc favorite, profiter de quelques millions de supporters déchaînés pour remplir les salles et se faire un max de thune. Donc balancer un petit scénario pas compliqué et assez bourrin, un talent méconnu qui se révèle soudain dans un monde de brutes, avec des acteurs populaires qui feront un petit peu n'importe quoi et écriront leurs noms en super grand sur l'affiche. Un grand classique.
Lorant Deutsch, figure emblématique des comédies françaises foireuses, est choisi à cet effet. Et je vais vous asséner une vérité, mes chers blogueurs : Lorant Deutsch joue mal. Il a une petite demi-douzaine de mimiques sur la même base de "gentil gars pas aidé par la vie" qu'il replace dans toutes les occasions, à tour de rôle. Ce qui le rend tout à fait incrédible, c'est le comble de l'anti-jeu. Je préfère un acteur cabotin, c'est énervant mais il joue, au moins. Gérard Lanvin ne brille pas non plus, Samuel Le Bihan est tout simplement lamentable. On voit que le metteur en scène vole le pain qu'il mange. Isabelle Nanty essaie de relever la sauce mais... le mal est fait.
Au vide scénaristique sidérant s'ajoutent une réalisation plate et sans recherches, qui veut vaguement imiter l'ambiance des stades et se plante, un montage sans vie et sans logique et une BO minable, avec ces chansons à la con qui ont rythmé l'arrivée de la Coupe du Monde 2002 (et que je tiens pour personnellement responsables de la défaite des Bleus lol). Le film se casse lamentablement la gueule. Ca tombe bien, le titre était prémonitoire : ce que mérite ce film, c'est 0, 0 et 0, et le score des Bleus en 2002, je le rappelle, a été, pendant trois matches, zéro buts.
# Posté le jeudi 04 mai 2006 07:56
Modifié le samedi 06 mai 2006 09:52

Les films encore à l'affiche que je vous conseille d'aller voir SUR LE CHAMP !!!! 6) C.R.A.Z.Y.

Les films encore à l'affiche que je vous conseille d'aller voir SUR LE CHAMP !!!! 6) C.R.A.Z.Y.
- Ma cousine elle est belle mais elle est niaiseuse. De toute façon elle a un jum... qui est encore plus niaiseux qu'elle...


C.R.A.Z.Y.


Réalisateur : Jean-Marc Vallée

Acteurs :
Gervais Beaulieu =>Michel Cote
Zachary Beaulieu =>Marc-André Grondin
Laurianne Beaulieu =>Danielle Proulx
Christian Beaulieu =>Maxime Tremblay
Raymond Beaulieu =>Pierre-Luc Brillant
Antoine Beaulieu =>Alex Gravel
Yvan Beaulieu =>Felix-Antoine Despatie

Synopsis :
25 décembre 1960 : Zachary Beaulieu vient au monde entre une mère aimante et un père un peu bourru mais fier de ses garçons.
C'est le début de C.R.A.Z.Y., le récit de la vie d'un petit garçon puis d'un jeune homme pas comme les autres, qui va jusqu'à renier sa nature profonde pour attirer l'attention de son père.

MON AVIS :

Ben zut, j'avais encore rédigé sur papier une critique fine, profonde, subtile (comme d'hab quoi lol) mais comme d'hab, j'ai égaré le papier en question. Comme pour Sonatine ça va être une brave critique improvisée.
Voilà un beau film de chronique familiale. La famille est une valeur que toute la société occidentale vénère depuis les Romains, et récurrente dans la plupart des films américains (voir pas mal de nullités hollywoodiennes : "raaah ! mon arrière-cousin par alliance ! je ne peux pas laisser sa mort impunie !"). Ce film creuse et explicite ce qu'est la famille, sans tomber dans les généralités absurdes genre "la famille, c'est sacré" (mon dieu ! lol). Non, ce film est profond.
Nous avons une famille où les garçons sont en affolante supériorité numérique, un univers mâle et fraternel, dominée par un père bon mais abrupt, et une mère tendre que ses fils adorent, mais qui reste en retrait. Et au milieu de ce groupe de mecs-fiers-de-l'être, un petit garçon sensible, un peu faiblard, en proie aux moqueries de ses frères, mais doué d'étranges "dons"(dont on ne saura pas s'ils nbe sont qu'une élucubration de la mère ou vraiment vrais), d'une relation fusionnelle avec sa mère et d'une mèche blanche dans ses cheveux bruns. Entre le garçon, Zac, et les autres membres masculins de la famille, c'est un terrifiant "je t'aime moi non plus". En particulier l'admiration haineuse pour le père est un beau paradoxe sentimental : Zac adore son père et le déteste parce qu'il ne se sent pas aimé pour ce qu'il est, et s'efforce de résoudre le problème en devenant ce que qon pèrte voudrait qu'il soit. Mais Zac a beau faire, il est l'élément perturbateur, le grain de sable dans la machine, avec son rock foudroyant et flamboyant (ce qui donne d'ailleurs une des plus belles BO de films que j'ai jamais entendues). L'amour et le conflit sont à la base de toute relation familiale, voilà ce que montre ce film, et la plus grande tendresse passe par la lutte. La réconciliation n'arrivera que dans la douleur.
(Au fait je rajoute Marc-André Grondin au panthéon des acteurs irrésistiblement craquants. Un grannnd brunnnn !!! arf arf Sérieusement c'est impressionnant sa faculté de communiquer des sentiments. Pour tous ceux et celles qui aiment les mecs, préparez-vous au choc lol)
De ce film touchant, aux images très bien faites, très expressives, je retiens surtout une impression de tolérance infinie. Le réalisateur nous laisse le choix, le choix de croire aux dons de Zac ou pas, avec une ambiance religieuse respectueuse de toutes les croyances ou non-croyances (en clair tu peux être athée ou catho, le film n'est pas blessant à cet égard), le choix de soutenir cet ado en révolte qu'est Zac ou de s'attacher aux autres personnages avec la même douceur.


Site officiel
# Posté le mardi 09 mai 2006 08:01
Modifié le dimanche 21 mai 2006 06:19