« Retour au blog de cinedetlina

PULP FICTION

PULP FICTION
"The path of the righteous man is beset on all sides by the inequities of the selfish and the tyranny of evil men. Blessed is he who, in the name of charity and good will, shepherds the weak through the valley of darkness, for he is truly his brother's keeper and the finder of lost children. And I will strike down upon thee with great vengeance and furious anger those who attempt to poison and destroy my brothers. And you will know my name is the Lord when I lay my vengeance upon you !"

PULP FICTION

Réalisateur: Quentin Tarantino (oui, je sais, ça fait trois à la suite, mais après avoir vu Kill Bill, j'ai été vite convaincue !)

Acteurs : pour n'en citer que quelques-uns : John Travolta, Uma Thurman, Samuel L. Jackson, Bruce Willis

Synopsis : Et c'est là que la bloggeuse moyenne se retrouve bien embêtée... Car il n'y a pas UNE histoire, mais plusieurs histoires qui s'enchevêtrent et se répondent... En gros... " une épouse camée, un boxeur en cavale, deux tueurs à gage"... "une mallette noire, une montre en or, un katana, une voiture ensanglantée"... et un fil rouge : Marsellus Wallace, caïd de Los Angeles, qui est mentionné sinon présent dans toutes les histoires. Si on devait donner un sous-titre à Pulp Fiction ce serait : "Chroniques de la bande à Marsellus Wallace" !

MON AVIS :

Oh la la comment ai-je pu vivre seize années entières sans avoir vu ce film ?!?!? Des dialogues mordants, de l'humour noir à fond... Des répliques extraordinaires tant elles sont décalées (j'ai trop déliré quand Vincent Vega, le tueur à gages, déclare à son dealer qu'"il n'y a rien de plus lâche que de s'en prendre à la voiture d'un mec !"), mais bon, à cause des incessantes citations des tarantinophiles qui constituent mon entourage masculin, je connaissais déjà la moitié du texte. Ce qui ne m'a pas empêché de mourir de rire sur certaines scènes... Mais ce que j'apprécie dans Pulp Fiction, c'est qu'il n'y a pas seulement de la violence et de l'humour (sinon ce serait trop rustre pour un esprit raffiné tel que le mien, fi donc) mais un problème intéressant au fond : comment vivre dans un monde qui est "l'oeuvre de Lucifer", où la violence fait partie du quotidien ? Car ici quelqu'un peut vous tuer à votre sortie des WC, le gars auprès de qui vous allez chercher de l'aide peut s'avérer pire que ce qui vous menaçait, on tue par accident, avec nonchalance ou sans s'en rendre compte, on a dix fois plus de facilité à frôler la mort qu'à y échapper (cf la piqûre d'adrénaline que Vincent Vega trouve super dure à faire quand ça lui pose pas de problème de s'injecter de la drogue), on meurt transpercé par un katana par derrière...
Et chaque personnage semble avoir trouvé sa façon de s'en sortir : la drogue (Mia et Vincent), les braquages (Ringo et Yolanda), le sexe (Zed, Maynard, La Crampe), la domination (Marsellus Wallace), la foi (Jules Winnsfield), la vie de famille (Jimmie et Bonnie), la fuite pure et simple (Butch et Fabienne), ou même les piercings (la femme du dealer de vincent)... Problème : chaque solution a son revers. La réponse parfaite et universelle au problème de la violence demeure mystérieuse, tout comme le contenu de la mallette noire à laquelle tient tant Marsellus Wallace...
En conclusion, un film qui semble se moquer de lui-même, très désinvolte malgré son côté sombre, qui cependant réfléchit plus qu'il n'en a l'air sans forcer le spectateur à en faire autant : donc, à la fois un divertissement captivant et une occasion de réfléchir. Quelle synthèse extraordinaire ! Seul Tarantino pouvait faire ça !

(A noter pour tous ceux qui ne l'auraient pas vu : Pulp Fiction ne se déroule pas dans l'ordre chronologique. Deux scènes qui devraient se trouver au milieu se situent en partie au début, en partie à la fin... Donc ne vous offusquez pas si un personnage disparu réapparaît, ou si vous voyez deux fois une scène...)

Bande annonce en VO

Un petit délire sur Pulp...
# Posté le mardi 20 décembre 2005 10:06
Modifié le lundi 02 juillet 2007 17:16

« Article précédent : Kill Bill vol.2

Article suivant : NARNIA »