Après 3 films géniaux j'ai décidé de montrer au monde mon extraordinaire faculté à CRITIQUER, et surtout à descendre les films qui le méritent... Donc je vais prendre ce film qui l'a bien mérité, vu que 1) nous sommes assommés de pub, 2) c'est une adaptation donc aucune inventivité scénaristique, 3) en plus il est mauvais (la totale). Alors voici...
Réalisateur : Andrew Adamson
Acteurs : Georgie Henley, Skandar Keynes, Anna Popplewell
Synopsis : Le Monde de Narnia : chapitre 1 conte la lutte entre le bien et le mal qui oppose le magnifique lion Aslan aux forces des ténèbres dans le monde magique de Narnia. Grâce à ses sombres pouvoirs, la Sorcière Blanche a plongé Narnia dans un hiver qui dure depuis un siècle, mais une prédiction révèle que quatre enfants aideront Aslan à rompre la malédiction. Lorsque Lucy, Susan, Edmund et Peter Pevensie, quatre frères et soeurs, découvrent ce monde enchanté en y pénétrant à travers une armoire, tout est en place pour une bataille de proportions épiques...
MON AVIS :
En même temps que J.R.R.Tolkien écrivait le Seigneur des Anneaux, C.S.Lewis, son ami et collègue, écrivait les Chroniques de Narnia, un cycle en sept tomes, fondant la fantasy junior, la version enfantine de ce que Tolkien faisait, en quelque sorte. Le premier tome, The Lion, The Witch and the Wardrobe, paru en français sous le titre l'Armoire Magique, est devenu, à la longue, un classique de la littérature enfantine. Et voilà qu'un beau jour, les studios Disney, avec leur habitude de reprendre sans gêne aucune les histoires des autres pour faire du fric, mettent le grappin sur ces sept pauvres livres, de gentils contes teintés de mytholgie mêlée adroitement et doucement de grandes valeurs chrétiennes, pour en faire... HORREUR... de l'épopée à la Disney.
Au contraire de son ami Tolkien, Lewis n'a jamais écrit vraiment de grande épopée. The Chronicles of Narnia constitue plutôt un cycle de contes drôles, gentils, tristes parfois, et les batailles n'y sont jamais magnifiées ni héroïsées. Mais Disney, lui, a vu que le Seigneur des Anneaux de Peter Jackson a fait un max de recettes, et aimerait bien en gagner autant ! Alors ils prennent le roman et le suivent A LA LETTRE, à quelques détails près (on rajoute quelques scènes, quelques moments d'angoisse histoire de montrer que les méchants sont bien méchants) et rajoutent, beurk, des histoires de FAMILLE.
Nous avons donc là un exemple type d'une adaptation qui respecte la lettre et pas l'esprit. Seuls quelques scènes sont réellement du cru du scénariste :
- le tout début, où le scénariste n'a pas pu s'empêcher de montrer la famille en pleurs, ouin ouin, et la guerre oh méchant pas bien, et un "Je t'aime Maman", histoire de tartiner un peu plus de bons sentiments. Même dans la peinture de la famille, aucune espèce de subtilité...
- la scène avec le renard, uniquement pour manichéiser un peu plus les personnages
- la scène sur la glace, à croire qu'ils sont tous traumatisés par la glace tous ces habitants d'Hollywood
- la rencontre Tumnus/Edmund, qui ne contient qu'une réplique valable.
Sinon, pas une ligne, pas une virgule de scénario en plus... Et pourtant Disney passe totalement à côté de la plaque. Le réalisateur efface tout ce qu'il pouvait y avoir d'humour charmant et attendrissant dans le roman, pour nous balancer des gros plans à la pelle (genre atmosphère tendue tendue chez les bons), et des paysages d'image de synthèse et neige artificielle.
Par contre, de l'affection par ci, de l'affection par là, tout le monde s'aime c'est magique. Et je parle même pas de la scène de bataille, et de cette naïveté incroyable du réalisateur : seuls les bons ont une organisation dans la bataille (n'importe quoi !). Aussi, il y a dans les dialogues une volonté de faire raisonner ces enfants comme des adultes : exemple frappant : ils ne pensent qu'à eux et à leur petite famille, ce qui démolit totalement l'image charmante des quatre héros de Lewis. ET LA MUSIQUE !!! QUE DES VIOLONS !!!! POUAAAAAAAAAAH ! (je fais une allergie aux violons)
Seule scène réussie : le sacrifice d'Aslan.
Bien sûr, l'histoire est toujours belle, envoûtante et évocatrice, mais si ce n'est que pour ça, allez plutôt lire le livre, ça coûte autant d'argent et ça donne plus de rêve.
LE MONDE DE NARNIA
Réalisateur : Andrew Adamson
Acteurs : Georgie Henley, Skandar Keynes, Anna Popplewell
Synopsis : Le Monde de Narnia : chapitre 1 conte la lutte entre le bien et le mal qui oppose le magnifique lion Aslan aux forces des ténèbres dans le monde magique de Narnia. Grâce à ses sombres pouvoirs, la Sorcière Blanche a plongé Narnia dans un hiver qui dure depuis un siècle, mais une prédiction révèle que quatre enfants aideront Aslan à rompre la malédiction. Lorsque Lucy, Susan, Edmund et Peter Pevensie, quatre frères et soeurs, découvrent ce monde enchanté en y pénétrant à travers une armoire, tout est en place pour une bataille de proportions épiques...
MON AVIS :
En même temps que J.R.R.Tolkien écrivait le Seigneur des Anneaux, C.S.Lewis, son ami et collègue, écrivait les Chroniques de Narnia, un cycle en sept tomes, fondant la fantasy junior, la version enfantine de ce que Tolkien faisait, en quelque sorte. Le premier tome, The Lion, The Witch and the Wardrobe, paru en français sous le titre l'Armoire Magique, est devenu, à la longue, un classique de la littérature enfantine. Et voilà qu'un beau jour, les studios Disney, avec leur habitude de reprendre sans gêne aucune les histoires des autres pour faire du fric, mettent le grappin sur ces sept pauvres livres, de gentils contes teintés de mytholgie mêlée adroitement et doucement de grandes valeurs chrétiennes, pour en faire... HORREUR... de l'épopée à la Disney.
Au contraire de son ami Tolkien, Lewis n'a jamais écrit vraiment de grande épopée. The Chronicles of Narnia constitue plutôt un cycle de contes drôles, gentils, tristes parfois, et les batailles n'y sont jamais magnifiées ni héroïsées. Mais Disney, lui, a vu que le Seigneur des Anneaux de Peter Jackson a fait un max de recettes, et aimerait bien en gagner autant ! Alors ils prennent le roman et le suivent A LA LETTRE, à quelques détails près (on rajoute quelques scènes, quelques moments d'angoisse histoire de montrer que les méchants sont bien méchants) et rajoutent, beurk, des histoires de FAMILLE.
Nous avons donc là un exemple type d'une adaptation qui respecte la lettre et pas l'esprit. Seuls quelques scènes sont réellement du cru du scénariste :
- le tout début, où le scénariste n'a pas pu s'empêcher de montrer la famille en pleurs, ouin ouin, et la guerre oh méchant pas bien, et un "Je t'aime Maman", histoire de tartiner un peu plus de bons sentiments. Même dans la peinture de la famille, aucune espèce de subtilité...
- la scène avec le renard, uniquement pour manichéiser un peu plus les personnages
- la scène sur la glace, à croire qu'ils sont tous traumatisés par la glace tous ces habitants d'Hollywood
- la rencontre Tumnus/Edmund, qui ne contient qu'une réplique valable.
Sinon, pas une ligne, pas une virgule de scénario en plus... Et pourtant Disney passe totalement à côté de la plaque. Le réalisateur efface tout ce qu'il pouvait y avoir d'humour charmant et attendrissant dans le roman, pour nous balancer des gros plans à la pelle (genre atmosphère tendue tendue chez les bons), et des paysages d'image de synthèse et neige artificielle.
Par contre, de l'affection par ci, de l'affection par là, tout le monde s'aime c'est magique. Et je parle même pas de la scène de bataille, et de cette naïveté incroyable du réalisateur : seuls les bons ont une organisation dans la bataille (n'importe quoi !). Aussi, il y a dans les dialogues une volonté de faire raisonner ces enfants comme des adultes : exemple frappant : ils ne pensent qu'à eux et à leur petite famille, ce qui démolit totalement l'image charmante des quatre héros de Lewis. ET LA MUSIQUE !!! QUE DES VIOLONS !!!! POUAAAAAAAAAAH ! (je fais une allergie aux violons)
Seule scène réussie : le sacrifice d'Aslan.
Bien sûr, l'histoire est toujours belle, envoûtante et évocatrice, mais si ce n'est que pour ça, allez plutôt lire le livre, ça coûte autant d'argent et ça donne plus de rêve.
